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 Pesticides - Michel Barnier veut aller vite

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Nathalie
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Nombre de messages: 97
Age: 40
Localisation: Isère
Date d'inscription: 23/03/2007

MessageSujet: Pesticides - Michel Barnier veut aller vite   Mer 7 Nov - 10:22:16

[size=12]Extrait d'une interview de Michel Barnier pour Agrapresse 5 nov. 07[/size]

[size=12]
Quelques jours après le Grenelle de l’environnement, le ministre de
l’Agriculture annonce déjà un premier groupe de travail
interministériel sur les phytosanitaires. Michel Barnier, qui s’est
confié à l’occasion d’une interview, compte en effet aller vite pour
mettre en place les moyens d’appliquer toutes les conclusions tirées
par le président de la République le 25 octobre. Il espère de réduire le délai de dix ans évoqué par Nicolas Sarkozy pour diminuer de 50 % l’usage des phytosanitaires.
« En ce qui concerne le délai, je veux même faire mieux que les dix ans
prévus». En même temps, il affirme qu’il n’est pas question de mettre
en péril la viabilité des exploitations. « Les céréaliers sont au cœur
de la force de production française, de ce que nous exportons, affirme
Michel Barnier. Il faut qu’ils évoluent mais on ne va pas les
décourager. » Concernant les OGM, il promet d’aller vite pour qu’une
loi soit prête avant les semis mais il ne peut s’engager sur les délais
d’expertise conduite par les scientifiques. Le ministre de
l’Agriculture se prononce également sur le bilan de santé de la Pac et
sa réforme : « Je veux une politique agricole européenne qui soit à la
fois durable et équitable », dit-il, insistant sur la nécessité de
mieux aider certaines productions comme l’élevage d’ovins. A cette fin,
il n’exclut pas de diminuer certaines aides directes en tenant compte
de l’augmentation des prix dans certains secteurs.
[/size]

[size=12] Dans quel état d’esprit avez-vous abordé ce Grenelle ? [/size]

[size=12]Ce
n’est pas un hasard si la réussite du Grenelle a été rendue possible
avec l’agriculture et non pas contre elle ou sans elle. La question
climatique est, je crois, le défi le plus important, le plus grave et
le plus global pour nous tous. Les agriculteurs, en particulier, sont
les premiers touchés par le réchauffement climatique. Lorsque j’étais
ministre de l’Environnement, j’avais dit publiquement qu’ils étaient
les premiers écologistes de France mêm
[/size][size=12]e si il y a des pratiques à faire évoluer.[/size]
[size=12]
Dès le départ, j’ai donc voulu que l’agriculture se mette en
initiative. Je l’ai dit à mes équipes comme aux dirigeants agricoles.
C’est une volonté délibérée, sincère. Avec le Grenelle, on arrive à un
socle sur lequel on peut bâtir une nouvelle Pac. Je rends hommage à
l’intelligence des dirigeants agricoles car ils ont compris l’enjeu du
Grenelle pour ce secteur. J’ai proposé quatre plans qui sont les seuls
plans annexés aux conclusions du Grenelle. Ils constituent des bases
sur lesquelles nous allons discuter
.[/size]

[size=12] L’agriculture conventionnelle n’est-elle pas finalement malmenée par le contenu du discours de Nicolas Sarkozy ? [/size]

[size=12]
Nicolas Sarkozy a clairement marqué une inflexion que nous souhaitons
nous même, vers une agriculture de production, durable et non pas
productiviste. Je n’ai pas de problème avec cela. J’en ai souvent parlé
avec le président de la République
.[/size]
[size=12]
C’est une grande évolution mais elle est nécessaire. Sinon, on risque
de retrouver un clivage, une opposition entre la société et
l’agriculture. L’agriculture en tant qu’activité économique utilise
essentiellement des éléments naturels. Mais il s’agit de ressources qui
ne sont pas gratuites et qui sont épuisables, que l’on grignote petit à
petit. Les paysans en sont les premiers comptables. Ils doivent faire
attention aux usages qu’ils font de certains produits, de l’eau par
exemple. Il ne faut pas sacrifier l’avenir au présent comme disait
Pierre Mendès France
.[/size]

[size=12]
On demande aux céréaliers de produire plus et en même temps d’utiliser
moins de produits agrochimiques ? Comment résolvez-vous cette
contradiction ? Etes-vous étonné par les réactions critiques des
producteurs de grandes cultures quant aux résultats du Grenelle
?[/size]

[size=12]
Chacun est dans son rôle. Vous avez des industriels qui se sont
exprimés plus que des exploitants agricoles de grandes cultures.
Ceux-là ont protesté contre telle ou telle norme ou telle réduction
d’usage des produits
.[/size]
[size=12]
Dans la décision qui a été prise de réduire de 50 % l’utilisation des
pesticides, il y a une prudence économique qui consiste à dire que l’on
devra proposer au fur et à mesure des produits et des méthodes de
substitution. Je vais moi-même présider la première réunion d’un groupe
de travail interministériel sur les phytosanitaires. Il sera mis en
place dans les jours qui viennent. Il sera composé de ceux qui sont
partie prenante sur ce sujet : les dirigeants agricoles, la recherche,
les administrations, ministères de l’agriculture, de la santé, de
l’environnement, des finances ainsi que des industriels. L’intérêt général l’emportera sur les intérêts particuliers
.[/size]

[size=12] Vous ne craignez pas les résistances du monde agricole sur ce sujet extrêmement sensible ? [/size]

[size=12]
Cela sera compliqué et difficile. Mais les agriculteurs utilisent les
pesticides par nécessité, pas par plaisir. De plus, on n’est pas allé
au bout des possibilités qu’offre la recherche. Il y a des marges de
progression dans ce domaine. Ce dispositif inclura aussi un volet
formation. Celle-ci commence dans les établissements dont j’ai la
responsabilité. Comme vous le voyez, je compte m’occuper
personnellement de ce plan, m’y impliquer fortement. Je considère que
j’en suis comptable
. [/size]

[size=12] Faut-il augmenter les crédits de la recherche ? [/size]

[size=12] Il faut les augmenter et les réorienter. On
va regarder culture par culture, parasite par parasite, région par
région. J’ai déjà annoncé le calendrier de la suppression des 47
molécules les plus dangereuses interdites sous 5 ans
.[/size][size=12] Trente le seront l’année prochaine. dix en 2008 et le reste en 2012. La liste est connue. Nous allons réussir que cela plaise ou non à certains industriels.[/size]

[size=12]
Le président a introduit un « si possible » dans le calendrier à 10 ans
pour la réduction des phytos qui a rassuré les agriculteurs et semé le
doute dans l’esprit des écologistes. Qu’est ce que cela signifie
? [/size]

[size=12]
Ce « si possible » signifie qu’on ne mettra pas en cause la viabilité
économique des exploitations. Si cet été nous n’avions pas pu lutter
contre le mildiou, "(voir cet article : mildiou et pommes de terre du 26 sept 2007)"
il n’y aurait pas eu de récolte de pommes de terre. En ce qui concerne
le délai, je veux même faire mieux que les 10 ans prévus et je souhaite
que le « si possible » disparaisse. Je suis très volontariste sur cette
question. Je vais m’impliquer dans la réussite de ce plan avec tous
ceux qui peuvent y contribuer
. Je suis prêt à accepter tous les raisonnements dès l’instant où ils sont sincères et guidés par le souci de l’intérêt général. Et
l’intérêt général, du point de vue des consommateurs, de la santé
publique, de l’environnement, du revenu des agriculteurs, est que l’on
utilise le moins de produits de cette nature
. L’industrie phytopharmaceutique doit participer à ce chantier. Je vais les réunir et les consulter.../...
[/size]

[size=12] Commentaire du MDRGF
: bien évidemment nous allons rester très vigilants sur ce dossier pour
que les engagements pris soient tenus dans les meilleurs délais...nous
vous tiendrons régulièrement au courant des travaux concernant la mise
au point puis la mise en oeuvre de ce plan de réduction des pesticides.
Nous veillerons à ce que notre voix, votre voix soit entendue et que
les lobbies de tous poils ne réduisent pas ces intensions à néant.
[/size]
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